Le Blog de Krol

  • : J'ai ouvert cet espace afin de pouvoir parler de la littérature adulte, les livres que j'aime, ceux que j'aime moins et ceux que je n'aime pas. Les livres pour les jeunes restant sur mon site "pédago", j'y ferai peu allusion. Je me permettrai aussi quelques billets d'humeur... Et j'espère pouvoir dialoguer ainsi avec tous ceux qui liront ces pages. Alors, merci de laisser plein de remarques...
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 17:15



Le dernier jour de l'année scolaire, des parents d'élèves m'ont offert le livre et le disque de la mécanique du coeur. Et ils ont bien fait !
C'est l'histoire de Jack, qui est né le jour le plus froid du monde et à qui la sage-femme qui est aussi un peu sorcière, a greffé une horloge à la place du coeur parce que le sien s'était brisé.

"Dehors, il neige de plus en plus fort. Le lierre argenté grimpe sous les toits. Les roses translucides s'inclinent aux fenêtres, enluminant les avenues. Les chats se changent en gargouilles, leurs griffes plantées dans la gouttière."

S'il veut vivre, il ne doit pas tomber amoureux. Et bien sûr... une petite chanteuse andalouse va faire chavirer ce coeur mécanique.

C'est un joli conte initiatique pour les adultes qui acceptent de rester un peu enfants, agréable à lire. Il fait penser à l'univers de Tim Burton. J'ai bien aimé aussi le CD dans lequel on retrouve des passages du livre et les personnages interprétés par Emily Loizeau, Jean Rochefort, Olivia Ruiz, Arthur H, Grand Corps Malade...
Par krol - Publié dans : littérature - Communauté : Livres
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 13:05
Cela fait assez longtemps que je n'ai pas réagi à l'actualité... J'avoue que je ne savais plus que dire... Tous les jours, un nouveau motif de révolte ! C'en était trop ! Je pestais dans mon coin en me disant que de toute façon ils étaient déjà nombreux ceux qui réagissaient contre les abus du gouvernement... et puis je viens de lire une magnifique lettre sur le site du café pédagogique, une lettre de Pierre Frackowiak si bien écrite que je n'ai rien à ajouter d'intelligent... une lettre dans laquelle il évoque les désobéisseurs de tous temps qui  n'ont jamais été inquiétés par la hiérarchie.
Lisez-la attentivement, elle sonne tellement juste !

La tribune de P Frackowiak

Et franchement, je préférerais cent fois avoir un enfant dans la classe d'Alain Refalo, un instituteur qui a une réelle réflexion sur ses pratiques pédagogiques que dans la classe d'un enseignant qui appliquerait à la lettre les nouveaux programmes, les yeux fermés, parce que c'est la loi. Mais qui parle encore de pédagogie aujourd'hui ? Sûrement pas le ministère de l'éducation.

Par krol - Publié dans : coups de gueule
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 22:02
C'est l'histoire d' Ethel, une enfant de dix ans au début du livre, une adulte à la fin. Elle a grandi dans une famille de Mauriciens exilés à Paris dans les années 30, entre un père et une mère qui se déchirent, un grand-oncle qui lui laissera un héritage malheureusement dilapidé par son père et de nombreux personnages parisiens et mauriciens qui hantent le salon de la famille.

Déçue, je suis déçue... J'aurais tellement voulu aimer ce roman, le savourer. Au lieu de ça, je me suis parfois ennuyée. Là où j'attendais une écriture poétique, j'ai trouvé un style un peu désuet. Les conversations de salon ne m'ont pas toujours intéressée.

Seul le chapitre sur Xénia m'a séduite, dans un style plus fluide que le  reste du roman. Ce personnage a une vraie profondeur, contrairement aux autres, elle suscite à la fois l'admiration et l'agacement, et la peinture de ce personnage lui donne une consistance que n'ont pas les autres personnages du livre. Ethel nous glisse entre les doigts, on ne la saisit jamais, le père est fuyant, la mère inexistante, Maude que l'on retrouvera bizarrement à Nice ne prend jamais vie...

Ce roman se situe dans une période de l'histoire plus que trouble et difficile, et là encore, on ne l'a que par bribes, par petites touches impressionnistes. Ce qui est sûrement une volonté de l'auteur mais qui ne m'a pas toujours convaincue.

Pour résumer, je n'ai pas détesté ce roman, la lecture en fut parfois plaisante , ennuyeuse de temps en temps, avec un arrière-goût d'insatisfaction. Je reste sur ma faim...

Mais je me sens aussi fautive, comme si j'étais passée à côté d'un grand roman ou à défaut d'un grand auteur, je me dis : "est-ce moi qui n'ai pas su l'apprécier ?" ou bien "a-t-il raté ce roman-là ?"... je me sens mal à l'aise... comme si je me devais d'aimer tous les livres de Le Clézio parce que c'est un auteur qui a eu le prix Nobel, parce qu'il est reconnu comme un grand auteur. Et moi, je me permets, petite lectrice de province, de critiquer un auteur de renommée internationale...


Ritournelle de la faim
J.M.G Le Clézio
Gallimard
2008


Par krol - Publié dans : littérature - Communauté : Livres
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 21:22
Editions de l'Olivier, 2007.

Quatrième de couverture : Plus rien n'arrête le regard de Marie ou presque. Ce jour-là, des hommes en haillons sont postés près du Monoprix ; sans savoir pourquoi, elle pénètre dans la tente, se joint aux bénévoles pour servir des repas à ceux qu'on appelle les "Kosovars". Négligeant sa famille, indifférente aux attentions de son mari, à la tendresse de ses enfants, Marie se consacre à la survie de ces hommes en perdition.





C'est indicible.
Ce roman m'a tellement remuée qu'il m'est impossible d'en résumer l'histoire objectivement. On ouvre le livre à la première page, et rapidement on est happé, entraîné dans un univers de misère, celle des réfugiés et celle de la narratrice. On fait la connaissance de personnages qui errent dans le monde, dans leur vie, dans leur mal-être. On souffre à leurs côtés, on se révolte, on s'apitoie, on se sent proche d'eux, on s'identifie aussi...

Dans un  style dépouillé qui nous heurte, nous touche, nous transperce, Marie nous raconte, nous livre pêle-mêle ses sentiments, son impuissance à vivre, ses angoisses, ses peurs, ses maux.

Ce roman nous laisse un goût salé d'embruns et de boue, au bord de la folie, du désespoir. Il nous touche au plus profond de notre être.

Un extrait du début : Comment ça a commencé ? Comme ça je suppose : moi, seule dans la cuisine, le nez collé à la fenêtre où il n'y a rien. Rien. Pas besoin de préciser. Nous sommes si nombreux à vivre là. Des millions. De toute façon ça n'a pas d'importance, tous ces endroits se ressemblent, ils en finissent par se confondre. D'un bout à l'autre du pays, éparpillés ils se rejoignent, tissent une toile, un réseau, une strate, un monde parallèle et ignoré. Millions de maisons identiques aux murs crépis de pâle, de beige, de rose, millions de volets peints s'écaillant, de portes de garages mal ajustées, de jardinets cachés derrière, balançoires barbecues pensées géraniums, millions de téléviseurs allumés dans des salons Conforama. Millions d'hommes et de femmes, invisibles et noyés, d'existences imperceptibles et fondues. La vie banale des lotissements modernes. [...]

Une chose est sûre, il faut absolument que je lise les autres romans d'Olivier Adam !


Par krol - Publié dans : littérature - Communauté : Livres
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 11:21
Un livre édité par Julliard
en 2009

Quatrième de couverture : Nul n'est à l'abri de l'abominable. Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune aristocrate périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C'est une jeune homme plaisant, intelligent, aimable et bon. Il arrive à quatorze heures à l'entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle, l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ?



Quelqu'un de très enthousiaste m'a prêté ce livre. Je n'avais jamais lu de romans de Jean Teulé auparavant. J'étais tentée par "Le Montespan" mais je vais m'arrêter là.

Heureusement, ce livre se lit vite ! J'ai été rebutée dès le début par des dialogues artificiels. On ne se sent pas du tout plongé dans le XIXème siècle, un peu comme ces mauvais téléfilms qui ne parviennent pas à recréer une ambiance d'un autre siècle.

Et puis l'auteur n'est pas un conteur, il dit les faits, les énonce froidement les uns à la suite des autres mais ne les raconte pas, il ose des pointes d'humour noir qui ne m'ont jamais fait sourire. On lit ça au bord de l'écoeurement en se demandant comment on peut supporter d'écrire ou de lire des horreurs pareilles. Bien sûr, il montre la folie des hommes, leur bêtise et leur aveuglement mais sans réflexion, sans analyse. J'aurais préféré un documentaire bien fait plutôt qu'un roman historique écrit dans un style journalistique et dénué de profondeur.

Je ne partage pas l'enthousiasme collectif pour ce livre mais il est parfois sain de ne pas être du même avis que la majorité !... quand on voit où ça mène...




Par krol - Publié dans : littérature - Communauté : Livres
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