Le Blog de Krol

  • : J'ai ouvert cet espace afin de pouvoir parler de la littérature adulte, les livres que j'aime, ceux que j'aime moins et ceux que je n'aime pas. Les livres pour les jeunes restant sur mon site "pédago", j'y ferai peu allusion. Je me permettrai aussi quelques billets d'humeur... Et j'espère pouvoir dialoguer ainsi avec tous ceux qui liront ces pages. Alors, merci de laisser plein de remarques...
  • : 03/03/2009
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Adresse mail

francastel [at] free.fr

En train de lire

avenir-demain.jpg

Mon profil chez Babelio

Mon profil sur Babelio.com

Livraddict

livraddict_logo_small.png

Recommander

Rechercher

Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 11:31

reves-oublies.jpg

janvier 2012, 169 pages

 

 

C’est l’histoire d’une famille d’exilés espagnols, de 1936 jusqu’à 1949, de l’avènement du franquisme à la fin de la seconde guerre mondiale, qui a trouvé refuge en France à Hendaye puis dans les Landes.
 
Ama, la femme, écrit dans un petit carnet ses impressions, ses souvenirs, sa vie. Ecrire pour mieux comprendre la situation, écrire pour mieux la supporter. Les mots d’Ama donne au roman une authenticité, une force particulière, ils lui donnent de la vie.

Mais à la fin, ce besoin d’écrire disparaîtra, « je veux danser, libre, et oublier les mots qui m’enchaînent ».  Intéressante cette réflexion sur la dépendance que l’on a vis-à-vis de l’écriture. Ecrire pour qui ? A quelle fin ? Ecrire pour être lu ou simplement pour transcrire ses pensées ? Lorsqu’Ama se rend compte que son mari a découvert qu’elle écrivait, l’envie de continuer la quitte. Vivre ou écrire ?  « Ne plus écrire, pour vivre le plus humblement possible, pour retrouver mon insouciance de jadis et déposer un baiser sur l’épaule d’Aïta. »
 
Mais ce roman n’est pas seulement un « carnet intime », c’est aussi une histoire racontée par un narrateur extérieur, avec les grands événements qui s’inscrivent dans l’Histoire et les petits faits du quotidien, les doux, les drôles et les terribles, les douloureux…

Sans aucun pathos, l’auteur nous livre une histoire difficile mais dont on ne retient que l’amour qui s’en dégage. Tout en délicatesse, tout en finesse, les mots tissent un doux canevas derrière lequel se cache une réalité rude.

Mon libraire m’a mis ce livre dans les mains en me disant : « Si vous avez aimé Les trois lumières, vous aimerez celui-ci ! » Gagné ! J’ai aimé ! Et oui, il y a un lien de parenté entre ces deux textes, (sans parler de l’éditeur) c’est la douceur apparente des mots, la pudeur des sentiments, la beauté de la langue qui cache des situations dramatiques.

 

Une auteure à retenir ! C'est son second roman. Le premier s'intitule  La grâce du cyprès blanc. Joli, non ? Léonor de Récondo est une violoniste virtuose... et une auteure sensible.



  Message personnel pour Anis : un livre écrit par une femme, qui saura te toucher, je pense !


Par krol - Publié dans : littérature - Communauté : partage
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés